Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles
B. Traven - Le Trésor de la Sierra Madre
Le Trésor de la Sierra Madre, un livre de B. Traven publié en 1927.
"A débattre de l'enregistrement de leur titre, ils comprirent que leur statut social avait changé. Chaque once d'or supplémentaire les éloignait du prolétariat pour les rapprocher de la classe moyenne des nantis; Jusque là, ils n'avaient jamais rien possédé méritant d'être protégé des voleurs. Avec les richesses, venait le désir de les mettre à l'abri. Le monde ne ressemblait plus à celui qu'ils habitaient quelques semaines plus tôt. Ils appartenaient désormais à la minorité de l'humanité.
Ceux qu'il avaient considéré comme leurs frères de misère, ils les tenaient dorénavant pour des ennemis dont il fallait se défier. Aussi longtemps qu'ils n'avaient possédé aucun objet de valeur, ils avaient été les esclaves de leur ventre affamé et de ceux qui avaient les moyens e le remplir. Tout changeait à présent.
Ils avaient franchi le premier pas qui fait de l'homme l'esclave de son bien."
"A débattre de l'enregistrement de leur titre, ils comprirent que leur statut social avait changé. Chaque once d'or supplémentaire les éloignait du prolétariat pour les rapprocher de la classe moyenne des nantis; Jusque là, ils n'avaient jamais rien possédé méritant d'être protégé des voleurs. Avec les richesses, venait le désir de les mettre à l'abri. Le monde ne ressemblait plus à celui qu'ils habitaient quelques semaines plus tôt. Ils appartenaient désormais à la minorité de l'humanité.
Ceux qu'il avaient considéré comme leurs frères de misère, ils les tenaient dorénavant pour des ennemis dont il fallait se défier. Aussi longtemps qu'ils n'avaient possédé aucun objet de valeur, ils avaient été les esclaves de leur ventre affamé et de ceux qui avaient les moyens e le remplir. Tout changeait à présent.
Ils avaient franchi le premier pas qui fait de l'homme l'esclave de son bien."
Eugen Ruge - Quand la lumière décline
Quand la lumière décline, un livre d'Eugen Ruge paru en 2011.
Beaucoup de pages pour ne pas dire grand chose. Je n'ai pas été séduit par ce roman. Une grande fresque familiale - inutilement alambiquée à mon avis - qui s'écoule sur la deuxième moitié du XXe siècle. Berlin Est, le militantisme communiste et la réunification en toile de fond... De nombreux clichés sur les illusions perdues. Bof.
Ce livre m'a fait penser d'abord au Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia. Notamment par le coté "grande fresque historique et politique" et par sa narration déstructurée Mais, à part sur les premiers chapitres, on ne retrouve pas le plaisir qu'il y avait à la lecture du Guenassia.
Par ailleurs, et la sensation est bien plus déplaisante et durable, ce livre m'a également fait penser au mépris que peut avoir Houellebecq pour ses personnages. Notamment la description des deux touristes au Mexique, qui ont le malheur de vouloir se cultiver un peu.
Beaucoup de pages pour ne pas dire grand chose. Je n'ai pas été séduit par ce roman. Une grande fresque familiale - inutilement alambiquée à mon avis - qui s'écoule sur la deuxième moitié du XXe siècle. Berlin Est, le militantisme communiste et la réunification en toile de fond... De nombreux clichés sur les illusions perdues. Bof.
Ce livre m'a fait penser d'abord au Club des incorrigibles optimistes de Jean-Michel Guenassia. Notamment par le coté "grande fresque historique et politique" et par sa narration déstructurée Mais, à part sur les premiers chapitres, on ne retrouve pas le plaisir qu'il y avait à la lecture du Guenassia.
Par ailleurs, et la sensation est bien plus déplaisante et durable, ce livre m'a également fait penser au mépris que peut avoir Houellebecq pour ses personnages. Notamment la description des deux touristes au Mexique, qui ont le malheur de vouloir se cultiver un peu.
Qiu Xiaolong - La bonne fortune de Monsieur Ma
La bonne fortune de Monsieur Ma, un livre de Qiu Xiaolong paru en 2010.
Une toute petite nouvelle sur la mutation de la société chinoise, de la révolution culturelle et ses emprisonnements arbitraires au capitalisme et ses success stories incompréhensibles. Une sorte de Brothers abrégé. Pas extraordinaire, même si le style naïf de l'écriture, comme souvent chez les auteurs chinois, est plaisant.
Une toute petite nouvelle sur la mutation de la société chinoise, de la révolution culturelle et ses emprisonnements arbitraires au capitalisme et ses success stories incompréhensibles. Une sorte de Brothers abrégé. Pas extraordinaire, même si le style naïf de l'écriture, comme souvent chez les auteurs chinois, est plaisant.
Jonathan Dee - Les privilèges
Les privilèges, un roman de Jonathan Dee paru en 2011.
J : Pas vraiment emballé par ce roman. Le premier chapitre décrit un mariage chez les classes supérieures au début du XXIe siècle. Intéressant de le comparer au premier chapitre de La Jungle de Upton Sinclair qui décrit un mariage chez les ouvriers au début du XXè siècle. Un monde sépare ces deux fêtes.
A part ce premier chapitre et l'aventure de Jonas dans le monde de l'art brut, je me suis fort ennuyé à la lecture de ce roman.
Typiquement le type de "grand roman américain" qui sonne creux : des réflexions sur la vie, le mariage ou la filiation assez ridicules, des scènes et des dialogues assez pauvres avec une accumulations de détails complètements inutiles. Une vraie déception.
J : Pas vraiment emballé par ce roman. Le premier chapitre décrit un mariage chez les classes supérieures au début du XXIe siècle. Intéressant de le comparer au premier chapitre de La Jungle de Upton Sinclair qui décrit un mariage chez les ouvriers au début du XXè siècle. Un monde sépare ces deux fêtes.
A part ce premier chapitre et l'aventure de Jonas dans le monde de l'art brut, je me suis fort ennuyé à la lecture de ce roman.
Typiquement le type de "grand roman américain" qui sonne creux : des réflexions sur la vie, le mariage ou la filiation assez ridicules, des scènes et des dialogues assez pauvres avec une accumulations de détails complètements inutiles. Une vraie déception.
Eric Faye - L'homme sans empreintes
L'homme sans empreintes, un roman d'Eric Faye publié en 2008.
J : La vie de B. Traven est passionante et riche de questions, ce roman l'est également. C'est bien écrit mais il manque quelque chose. J'ai plusieurs fois pensé que Jonathan Coe aurait fait quelque chose de génial à partir de cette trame. Par contre, la fin du livre est ridicule à mon avis.
J : La vie de B. Traven est passionante et riche de questions, ce roman l'est également. C'est bien écrit mais il manque quelque chose. J'ai plusieurs fois pensé que Jonathan Coe aurait fait quelque chose de génial à partir de cette trame. Par contre, la fin du livre est ridicule à mon avis.
Jean Echenoz - 14
14, un livre de Jean Echenoz paru en 2012.
J: La grande guerre vue par le petit bout de la lorgnette. Vite lu, vite oublié, mais ça reste assez plaisant
« Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n’est-il pas la peine de s’attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n’est-il d’ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d’autant moins quand on n’aime pas tellement l’opéra, même si comme lui c’est grandiose, empahtaique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui cela fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c’est assez ennuyeux. »
J: La grande guerre vue par le petit bout de la lorgnette. Vite lu, vite oublié, mais ça reste assez plaisant
« Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n’est-il pas la peine de s’attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n’est-il d’ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d’autant moins quand on n’aime pas tellement l’opéra, même si comme lui c’est grandiose, empahtaique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui cela fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c’est assez ennuyeux. »
Inscription à :
Articles (Atom)



















